Boltgun premier du nom avait réussi quelque chose de rare : proposer un FPS rétro dans l’univers Warhammer 40,000 qui ne soit pas un simple exercice de style nostalgique, mais un vrai jeu avec de la substance. Sorti en 2023, il avait surpris tout le monde avec son gameplay acid-fast, ses sprites dégoulinants de pixels sanglants et son sens de l’humour grim-dark bien calibré. Trois ans plus tard, Auroch Digital remet le couvert avec Boltgun 2, sorti le 14 octobre 2026. Et cette fois, le studio bristolien ne joue plus seulement la carte de la nostalgie, il construit une vraie suite.
Développeur : Auroch Digital
Éditeurs : Big Fan Games / Devolver Digital
Plateformes : PS5, Xbox Series X|S, PC (Steam). Switch 2 à venir.
Date de sortie : 14 octobre 2026
Version testée : PlayStation 5
Deux champions, deux styles
La grande nouveauté de Boltgun 2, c’est l’ajout d’un deuxième personnage jouable : Nyra Veyrath, une Sœur de Bataille. Aux côtés de l’Ultramarine Malum Caedo, qu’on retrouve avec plaisir, elle apporte un gameplay radicalement différent. Plus agile, plus mobile, spécialisée dans les flammes et la précision, Nyra est un contrepoids efficace à la brutalité massive de Caedo. Les deux ont des arsenaux distincts, des capacités spécifiques, et surtout une façon de jouer qui change réellement la manière d’aborder les niveaux. Auroch Digital a bien travaillé la différenciation, on ne joue pas au même jeu selon qu’on choisit l’un ou l’autre.

Un level design qui monte en gamme
C’est probablement là que Boltgun 2 marque l’évolution la plus spectaculaire par rapport au premier. Les niveaux sont nettement plus variés : une cité-ruche colossale, des marécages impraticables de jungle, des structures spatiales en décompression. La campagne est à embranchements, on choisit son chemin à certains moments, ce qui offre une rejouabilité naturelle et des situations différentes selon le personnage choisi. Auroch a intégré une carte 3D accessible dans les menus, bienvenue pour naviguer dans des environnements plus complexes qu’avant.
Les nouveaux ennemis tiennent leurs promesses. Les Bloodletters de Khorne et leurs Juggernauts apportent un niveau de menace ingérable si on ne change pas d’approche. À la différence des Nurglings rigolos du premier épisode, ces démons-là ne plaisantent pas et forcent à bouger en permanence.

Vashtorr, Mick Gordon et une ambiance au sommet
Le grand méchant de cette suite, c’est Vashtorr l’Arkifane, demi-dieu forgeron de Chaos qui réveille une machine démoniaque au cœur d’une planète pour décimer la flotte impériale. Théâtralement, c’est une montée en puissance réussie par rapport au premier épisode. Et pour le boss final, Auroch a eu la très bonne idée de faire appel à Mick Gordon, le compositeur de DOOM Eternal et Wolfenstein: The New Order, pour signer la musique de l’affrontement. Le résultat est exactement ce qu’on espérait : une charge sonore qui monte dans les rouages.
Quelques réserves mineures
Boltgun 2 n’est pas infaillible. Certains assets du premier épisode refont surface et trahissent un budget plus serré que les grosses productions. La traduction française est présente, mais les voix restent en anglais, un choix qui convient bien à l’atmosphère, mais qu’il vaut mieux savoir avant de se lancer. Et pour les joueurs Switch 2, il faudra patienter : aucune date n’est avancée pour cette version.

Verdict
Warhammer 40,000: Boltgun 2 est une suite qui fait tout ce qu’une suite devrait faire : elle garde ce qui fonctionnait — la vitesse, les sprites, le gore pixelé, l’humour grim-dark, et elle l’étoffe avec du niveau design plus ambitieux, deux personnages vraiment différents et une campagne à embranchements. Auroch Digital confirme qu’il a trouvé sa niche et la maîtrise. Pour quiconque a aimé le premier Boltgun ou aime les FPS rétro bien construits dans un univers riche, c’est un incontournable de cet automne.
Note : 8/10
Warhammer 40,000: Boltgun 2 est disponible depuis le 14 octobre 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC via Steam.
Pour ne rien rater de l’actualité et de nos tests, rendez-vous sur la page Facebook ou le X de FUT with Apero !

















