Si tu as connu Zeus: Master of Olympus ou Pharaoh à l’époque, tu vas sourire. Triskell Interactive, le studio derrière Pharaoh: A New Era, et l’éditeur Dotemu signent avec Theos: Cities of Myth une sorte de successeur spirituel de Zeus, sorti le 4 novembre 2026 sur PC (nous vous présentions sa sortie ici). Le principe : bâtir une cité grecque sous le regard des dieux de l’Olympe. Alors, est-ce que ça fonctionne ?
Développeur : Triskell Interactive
Éditeur : Dotemu
Plateforme : PC (Steam)
Date de sortie : 4 novembre 2026
Genre : city builder, gestion
Mode : solo
Langues : interface et sous-titres en français, voix en anglais
Configuration minimale : GeForce GTX 1070, Core i5-6600K, 12 Go de RAM
Bâtir une cité sous le regard des dieux
On démarre avec une polis à fonder et un dieu à choisir parmi sept : Zeus, Arès, Athéna, Dionysos, Héra, Hermès et Poséidon. Tout commence par un sanctuaire à son nom, puis il faut loger la population, la nourrir, la protéger, construire routes et bâtiments de production, et répondre à des besoins qui grandissent : philosophie, religion, théâtres. Les habitations évoluent au fil de ces services.
Le dieu choisi change la façon de jouer. Athéna favorise l’huile d’olive et offre un bouclier défensif, Hermès allège les coûts du commerce, Arès renforce l’armée. En respectant ses exigences (temples, impôts raisonnables, peuple bien traité), on gagne ses bénédictions et des bâtiments spéciaux, et on attire des héros légendaires comme Achille, que l’on peut envoyer en quête.

Côté économie, l’or vient des impôts, et la production et les livraisons sont gérées automatiquement : une fois l’ensemble en place, la cité peut tourner seule un bon moment. On peut aussi fonder des colonies et commercer avec les autres cités-États, qui évoluent de leur côté.
Deux modes de jeu
Le mode Aventure propose une campagne d’une trentaine d’heures, découpée en scénarios, chacun construit autour d’un dieu. Le mode Bac à sable permet de construire librement sur des cartes prédéfinies (Ithaque, Sparte, Athènes, Thèbes…), mais il impose de choisir un dieu et ne permet pas de créer ses propres cartes.
Des tutoriels jouables et détaillés expliquent les mécaniques, ce qui rend le jeu accessible même sans avoir touché au genre.
Une belle ambiance visuelle
C’est le gros point fort : les couleurs sont chaleureuses, le style est simple mais charmant, et la ville vit grâce à de nombreuses petites animations et touches d’humour (des ouvriers qui s’activent dans les mines, par exemple). Elles sont surtout décoratives, mais voir sa cité se remplir est très agréable. L’interface, claire, aide à ne pas se perdre.

Ce qui coince
Le premier point noir, ce sont les patrouilles. Les employés des services (incendie, entretien…) ne couvrent que les zones que tu as définies. Si une patrouille ne passe pas près d’un bâtiment en feu, il peut brûler, et les bâtiments se dégradent vite. L’option d’automatisation existe, mais elle génère des trajets peu logiques et laisse des zones sans couverture. Résultat : beaucoup de microgestion dès que la ville grandit.
Les combats sont aussi un point faible. Les batailles se jouent sur des cartes séparées, en temps réel, avec un système façon pierre-feuille-ciseaux, mais le contrôle des unités manque de réactivité et l’ensemble manque de profondeur. Bonne nouvelle : en choisissant un dieu tourné vers le commerce ou la paix, on peut presque les éviter.
Autres bémols : certains objectifs du mode Aventure reposent plus sur l’attente que sur de vrais défis, l’ambiance sonore paraît en dessous de ce qu’on voit à l’écran, et le jeu peut sembler un peu limité pour les amateurs de systèmes très complexes.

Pour qui ?
Si tu as aimé Zeus, Pharaoh ou Cléopâtre, tu devrais t’y retrouver tout de suite : l’esprit est le même, avec une bonne dose de nostalgie et un coup de peinture neuf. C’est aussi une bonne porte d’entrée dans le genre grâce aux tutoriels. En revanche, si tu cherches un city builder très profond ou de grandes batailles, ce n’est pas le bon choix.
Verdict
Theos: Cities of Myth n’est pas là pour révolutionner le genre, et c’est très bien comme ça. C’est un city builder solide, joli et plein de charme, qui retrouve l’esprit des classiques. Les patrouilles pénibles, les combats peu inspirés et le son un cran en dessous freinent l’ensemble, mais pour les fans du genre, le plaisir de voir sa cité prospérer sous le regard des dieux est bien là.
Note : 7,5/10
Theos: Cities of Myth est disponible depuis le 4 novembre 2026 sur PC via Steam, avec une réduction de lancement de 20 % au moment de la sortie.
Questions fréquentes
Theos: Cities of Myth est-il disponible sur PS5 ou Xbox ?
Pour l’instant, non : le jeu est disponible uniquement sur PC via Steam, et aucun portage console n’a été annoncé.
Le jeu est-il en français ?
Oui, l’interface et les sous-titres sont en français. Les voix sont en anglais.
Faut-il connaître Zeus ou Pharaoh pour y jouer ?
Non : des tutoriels jouables expliquent les bases du jeu.
Y a-t-il un mode multijoueur ?
Non, c’est un jeu solo.
Combien de temps dure la campagne ?
Le mode Aventure représente une trentaine d’heures.















